J'écoute : PURCELLE Le roi Arthur
Je regarde : Cinéma classic
Je lis : Philippe Labro Tomber sept fois, se relever huit
Je mange : des plats préparés ou de la cuisine maison ! suivant l'humeur !
Je bois : de l'eau du thé et du déca !
Je pense : au moment présent !
Je rêve : de quelqu'un de bien !
(mis à jour samedi 5 janvier 2008 à 14:49)

27/01/2008

26/01/2008

26/01/08 - 23:13

Les amours contingentes ! Simone de Beauvoir !

La curiosité est une qualité que je chéris, alors ne croyez pas que votre lettre constitue un affront, au contraire!

J'espère répondre convenablement à vos interrogations, quoiqu'il soit plutôt difficile de prendre suffisamment de recul en observant sa propre vie pour savoir ce qui est et ce qui sera déterminant pour la suite des choses... Alors en toute simplicité, voici les grandes lignes de mon existence jusqu'à présent.

Je suis née dans la nuit du 9 janvier 1908 à quatre heures et demie du matin, dans un appartement situé au-dessus du café La Rotonde à Paris. Si mon nom vous semble mélodieux, peut-être en sera-t-il de même pour nom complet : Simone Lucie Ernestine Marie de Beauvoir. J'ai eu une enfance équilibrée et heureuse; cependant, j'eus vite fait de chercher à lutter contre une éducation sévère, quasi-tyrannique, ce qui forgea probablement en moi le puissant désir d'autonomie et de liberté qui me caractérise depuis. Mes plus grands plaisirs d'enfance ont certainement été la lecture, où j'ai découvert un monde beaucoup plus complexe que celui que je connaissais jusqu'alors, et l'écriture. J'ai d'abord joué à écrire, puis j'ai rêvé d'être écrivain.

En 1925, j'ai fait mon entrée à l'université et en 1926, je me suis passionnée pour les lettres et la philosophie à la Sorbonne. Ce qui a été le plus marquant pour le reste de ma vie fut assurément ma rencontre avec Jean-Paul Sartre. Nous vivons depuis une histoire d'amour particulière, que certains ne comprennent pas bien. Pour reprendre les mots de Sartre, il y a entre nous un amour nécessaire, ce qui n'empêche pas que nous connaissions respectivement des amours contingentes. Ma vie avec Sartre n'est ni incompatible avec la relation passionnée que j'entretiens avec mon cher Américain, Nelson Algren, ni avec les autres que j'ai pu connaître ou avec ceux que je connaîtrai plus tard.

En 1931, à 23 ans, j'occupai mon premier poste de professeur de philosophie, au lycée Montgrand, où l'on me confondait parfois avec les élèves les plus âgées. Je me consacrai à l'enseignement jusqu'en 1943, jusqu'à ce que je sois suspendue suite à une plainte d'une mère d'élève m'accusant de corrompre sa fille. Cela a permis à ma vie de prendre un nouveau cours, un cours déterminant...

Vous comprendrez peut-être qu'à Paris, à cette époque, c'était la guerre. Cependant, loin d'entraver le cours de mon existence, la guerre a donné à tous les instants que je vivais une intensité et une valeur incommensurables. C'est la fragilité de la vie qui lui donne son caractère précieux, c'est la mort qui donne un sens à l'existence qui, autrement, deviendrait prison.

Aujourd'hui, je me consacre à l'écriture dans le bruit des cafés, ce qui me permet d'être à la fois seule et entourée. Je suis seule avec les mots que j'aligne sur la page, mais j'ai besoin de savoir que les hommes existent encore, de savoir que des gens pourront éventuellement être touchés par les mots que j'écris.

Ma vie est faite d'engagements librement consentis et de libertés sans engagement. Par ma participation politique directe et mes écrits, j'espère contribuer à dégager les hommes - et les femmes - des fers et des misères dans lesquels ils se trouvent.

Je crois qu'il serait bon de m'arrêter ici. Je vous invite chaleureusement à m'écrire à nouveau, si je n'ai pas su bien répondre à vos attentes. Entre les lettres à Nelson, mon journal, mes travaux personnels et les réponses aux lettres de mes lecteurs, je trouverai bien du temps pour cette curieuse invention qui permet d'échanger avec les gens du futur.

Cordialement,

Simone de Beauvoir

20/01/2008

20/01/08 - 17:03

Et Dieu créa la femme ! Brigette Bardot

20/01/08 - 00:17

les gars de la marine !

11/01/2008

11/01/08 - 23:42

SIMONE DE BEAUVOIR 1908-1986


«C'est dans la connaissance des conditions authentiques de notre vie qu'il nous faut puiser la force de vivre et des raisons d'agir.»
[ Simone de Beauvoir ] - Pour une morale de l'ambiguïté



«Il y a des jours où Dieu est si loin qu'il semble absent.»
[ Simone de Beauvoir ] - Une mort très douce

06/01/2008

05/01/2008